Batigest et EBP sont les deux logiciels de devis et facturation les plus comparés par les artisans du bâtiment. Aucun n'est mauvais. Le bon dépend de votre taille, de votre comptable, et de ce que vous faites encore à la main.
Ce que les deux logiciels font, et ce qu'ils ne font pas
Les deux couvrent la même base : le devis, la facture, la relance, le suivi de ce qui est encaissé. Vous saisissez une affaire une fois, elle devient une facture, vous voyez où vous en êtes. La différence n'est pas dans la liste des fonctions. Elle est dans ce que chaque logiciel rend rapide, et dans ce qu'il vous laisse encore faire vous-même le soir.
Aucun des deux ne rédige le devis à votre place. Aucun des deux ne relance un client sans réponse tout seul. Ils rangent, ils ne produisent pas. Ce point compte, on y revient plus bas.
Batigest, pensé pour le chantier
Batigest vise l'artisan et la petite entreprise du bâtiment. Sa force, c'est la rapidité sur le terrain : un devis qui se monte vite, un suivi de chantier qui se lit d'un coup d'œil, des relances simples. Si vous faites vos devis au comptoir ou depuis le chantier, c'est là qu'il est à l'aise.
Sa limite : côté comptabilité, il reste plus léger. Vous le raccordez aux outils de votre comptable, il ne les remplace pas. Ce n'est pas un défaut si votre comptable tient déjà ses propres fichiers.
EBP, pensé pour la compta et la taille
EBP vient du monde de la comptabilité. Sa force, c'est la cohérence : devis, facture et compta parlent le même langage. Si votre comptable travaille déjà sur EBP, les échanges deviennent presque automatiques. Un vrai gain quand l'entreprise grandit et que les écritures se multiplient.
Sa limite : il peut paraître plus lourd au démarrage. Le temps d'apprentissage est plus long que pour un outil centré sur le devis rapide. Pour un artisan seul qui fait trois devis par semaine, cette épaisseur ne se justifie pas toujours.
Un devis le vendredi soir, concrètement
Prenez une scène que vous connaissez. Vendredi, dix-huit heures. Un client rappelle : il veut un chiffrage pour lundi. Vous ouvrez le logiciel, vous ressaisissez la liste de fournitures notée sur le bon de commande papier, vous recopiez les prix du catalogue du fournisseur, vous rédigez le texte. Quarante minutes plus tard, le devis part. Vous avez gagné du temps sur la mise en forme, pas sur la saisie.
C'est la limite de tout logiciel : il met en page, il calcule, il enregistre. Il ne va pas chercher le prix, il ne dicte pas le texte, il ne relance pas. La saisie et la rédaction restent entre vos mains.
Le tableau comparatif
| Critère | Batigest | EBP |
|---|---|---|
| Devis rapide sur le terrain | Point fort | Correct |
| Intégration comptable | Correct | Point fort |
| Suivi de chantier | Point fort | Bon |
| Courbe d'apprentissage | Courte | Plus longue |
| Relances devis et factures | Selon version | Selon version |
Fonctions et tarifs à confirmer auprès de chaque éditeur, selon la version. Vérification faite le 21 septembre 2026.
Le calcul : ce que la ressaisie vous coûte
Posez vos vrais chiffres, mais voici l'ordre de grandeur. Disons cinq heures par semaine passées à ressaisir, à relancer et à recopier entre vos outils. À un coût horaire de l'ordre de quarante euros, ce sont deux cents euros qui partent chaque semaine en saisie au lieu de partir en chantier. Sur un an, l'ordre de grandeur dépasse les dix mille euros pour une seule personne.
Un logiciel réduit une partie de cette ressaisie, en évitant de recopier un devis en facture. Il n'élimine pas le reste : la relance, le classement, le compte rendu restent à la main. La méthode pour croiser ces chiffres avec les vôtres est expliquée sur la page méthode (https://www.benit.fr/methode).
Là où aucun des deux ne suffit
Si votre problème n'est pas de savoir quel logiciel choisir, mais que personne n'a le temps de saisir et de relancer, changer de logiciel ne changera rien. Vous aurez un bel outil, et toujours les mêmes soirées à rattraper la paperasse.
C'est là que le sujet dépasse le logiciel. Certains confient cette partie à un collaborateur IA : il rédige le devis depuis un message vocal, relance les devis sans réponse, classe les documents, en travaillant avec vos outils actuels, sans tout déménager. Voyez comment ça s'installe sur la page solutions (https://www.benit.fr/solutions).
Comment choisir en une semaine
- Vous êtes seul, trois devis par semaine : prenez le plus simple, un logiciel à quelques dizaines d'euros par mois suffit. Batigest fera très bien l'affaire.
- Votre comptable est sur EBP et vous avez des salariés : EBP vous évitera des ressaisies de compta.
- Vous perdez plus de cinq heures par semaine même avec un logiciel : le logiciel ne suffit pas, c'est la saisie et la relance qu'il faut confier.
Questions fréquentes
Batigest est-il moins cher qu'EBP ?
Les tarifs dépendent des options et de la version, et ils changent régulièrement. Nous ne publions pas de prix ici : demandez un devis aux deux éditeurs le même jour, sur le même périmètre, et comparez. C'est la seule façon honnête de savoir. Nos propres tarifs sont lisibles sur la page tarifs (https://www.benit.fr/tarifs).
Peut-on changer de Batigest vers EBP, ou l'inverse, sans tout perdre ?
Vos devis et factures passés ne se transfèrent pas tout seuls. Prévoyez une reprise de données, et gardez l'ancien logiciel accessible le temps de la bascule. Vérifiez auprès des deux éditeurs ce qu'ils reprennent exactement.
Lequel gère le mieux les relances de devis ?
Les deux proposent des relances, mais dans les deux cas c'est vous qui les déclenchez. Aucun ne relance un client sans réponse à votre place. Si c'est ce point qui vous coûte le plus, ce n'est pas le logiciel qui le réglera.
Faut-il vraiment un logiciel quand on est seul ?
Pas toujours. Si vous faites quelques devis par mois, un tableur bien tenu peut suffire un temps. Le logiciel devient utile dès que vous ressaisissez, que vous cherchez une affaire, ou que votre comptable vous demande des pièces.
Batigest et EBP rédigent-ils les devis à ma place ?
Non. Ils mettent en forme, ils calculent, ils enregistrent. La rédaction reste à vous. C'est justement la partie qu'un collaborateur IA peut reprendre, à partir de vos propres habitudes.
Les trois pièges du choix de logiciel
Choisir sur la démo. Le commercial vous montre un devis qui se monte en trois clics, sur des données propres. Vos vraies affaires, elles, arrivent en vrac : un bon de commande papier, un mail, une photo de chantier. Testez le logiciel avec votre prochain vrai devis, pas avec l'exemple de la démo.
Choisir pour l'équipe qu'on n'a pas encore. On prend le logiciel le plus complet en se disant qu'on grandira dedans. Résultat : six mois de fonctionnalités jamais ouvertes, et une prise en main plus lente. Choisissez pour votre situation d'aujourd'hui, pas pour celle de dans trois ans.
Croire que le logiciel remplace la discipline. Un logiciel ne range pas les papiers qui traînent sur le bureau, ne répond pas aux mails, ne relance pas les clients. Il met en forme ce que vous saisissez. Si personne ne saisit, il reste vide. C'est le piège le plus coûteux : on achète un outil, on garde la charge de travail.
Et si le vrai problème n'est pas le logiciel ?
Avant de trancher entre Batigest et EBP, posez-vous une question : combien d'heures par semaine passent encore à la main ? Le logiciel va réduire la ressaisie du devis vers la facture. Il ne touchera pas au reste : relancer les devis sans réponse, rédiger le texte, classer les mails, faire le compte rendu d'intervention.
Si ce reste représente cinq heures ou plus par semaine, le choix du logiciel ne changera pas votre quotidien. Vous aurez gagné une heure, pas vos soirées. C'est là qu'un collaborateur IA prend le relais : il fait la relance, la rédaction, le classement, sur vos outils, sans que vous changiez vos habitudes. La différence se mesure en heures récupérées, pas en fonctionnalités.
Pour voir si ce cas vous concerne, la page agent-ia-pme (https://www.benit.fr/agent-ia-pme) détaille ce qu'un collaborateur reprend exactement.
