Batigest propose une relance de facture impayée, mais elle ne part pas automatiquement : il faut l'ouvrir, choisir le client, valider l'envoi. Utile pour ne rien oublier, pas pour relancer sans y penser.
La fonction existe dans le logiciel depuis plusieurs versions. Pourtant, beaucoup d'entreprises du bâtiment (https://www.benit.fr/secteur-btp) qui l'utilisent au quotidien ne s'en servent pas, ou mal, faute de temps pour l'ouvrir chaque semaine.
Ce que fait vraiment la relance dans Batigest
Dans l'onglet factures, Batigest permet de filtrer les factures dont l'échéance est dépassée et de générer un courrier ou un e-mail de relance à partir d'un modèle. Le dirigeant choisit le client, relit le texte, valide l'envoi ou l'impression. C'est une aide à ne rien oublier, pas un système qui agit seul.
- Un filtre sur les factures dont l'échéance est dépassée
- Un modèle de courrier ou d'e-mail de relance, modifiable
- Un suivi du nombre de relances déjà envoyées par facture
- Un export ou une impression du document généré
Ces fonctions dépendent de la version installée et du paramétrage initial : sur une version ancienne ou un module non activé, certaines ne sont pas disponibles. À vérifier dans l'onglet paramétrage, ou auprès de l'éditeur, avant d'en attendre plus.
Ce qu'elle ne fait pas
- Elle n'envoie rien toute seule : chaque relance demande une ouverture manuelle du logiciel.
- Elle ne programme pas de séquence (J+8, J+15, J+30) : une relance en appelle une autre, à la main.
- Elle ne vérifie pas si la facture a été payée entre-temps : le rapprochement bancaire reste séparé.
- Elle ne relance pas par SMS ou WhatsApp, seulement par courrier ou e-mail.
Ce que ça coûte de le faire à la main chaque semaine
Le temps perdu dépend du nombre de factures en cours, pas de la taille de l'entreprise. Trois ordres de grandeur, observés sur le terrain et non une mesure nationale, donnent une idée du poids réel.
| Volume de factures en cours | Temps passé à relancer chaque semaine | Coût annuel approximatif |
|---|---|---|
| Moins de 15 factures actives | 15 à 20 minutes | Quelques heures par an, souvent absorbées sans qu'on les compte |
| 15 à 40 factures actives | 45 minutes à 1h | Plusieurs journées de travail par an, rarement chiffrées |
| Plus de 40 factures actives | Plus de 2h, réparties sur la semaine | Plusieurs semaines de travail par an, au détriment d'autres tâches |
Ordres de grandeur observés sur le terrain : à ajuster selon votre volume réel de factures.
Sur une année, ce temps s'additionne à une activité qui ne rapporte rien de nouveau : il ne sert qu'à récupérer de l'argent déjà gagné.
Ce qu'on peut brancher à côté, sans changer de logiciel
Batigest reste en place pour le chiffrage et la facturation. Ce qui manque, c'est le déclencheur : quelque chose qui regarde les échéances chaque jour et prépare la relance sans attendre que quelqu'un y pense. Un collaborateur IA peut lire les factures en retard dans Batigest, préparer le texte de relance, et le soumettre à validation avant tout envoi.
Le même principe s'étend au rapprochement bancaire : un paiement reçu peut être recoupé avec la facture correspondante, pour éviter de relancer un client qui a déjà réglé entre-temps.
La méthode complète pour connecter Batigest à un suivi automatique, sans migration ni changement d'habitude, est détaillée sur la page méthode (https://www.benit.fr/methode).
Pour qui la fonction native suffit encore
En dessous d'une quinzaine de factures actives, relancer à la main une fois par semaine reste gérable : le temps perdu ne justifie pas forcément un nouveau système. Le seuil où ça bascule n'est pas universel, il dépend de combien de temps chaque relance manuelle représente déjà pour vous.
Une entreprise de menuiserie, de métallerie ou de négoce (https://www.benit.fr/secteur-btp) qui facture peu, mais à des clients réguliers et fiables, a rarement besoin d'aller plus loin que la fonction native. Le problème n'est pas Batigest, c'est le volume.
Les limites à connaître avant d'y compter
Les fonctions décrites ici valent pour les versions courantes de Batigest utilisées en 2026. Un module de relance peut avoir été retiré, déplacé ou renommé selon la version et le contrat de maintenance : à vérifier dans le logiciel avant de bâtir un processus dessus.
Ce que peut reprendre un collaborateur IA sur la facturation, au-delà de la relance, est détaillé sur la page dédiée (https://www.benit.fr/agent-ia-pme).
Questions fréquentes
Batigest peut-il envoyer une relance automatiquement à l'échéance ?
Non, pas dans l'usage courant du logiciel : la relance se prépare et s'envoie à la main, facture par facture. Rien ne part tout seul le jour où l'échéance est dépassée.
Combien de temps perd-on vraiment à relancer à la main ?
Autour d'un quart d'heure par semaine en dessous de quinze factures actives, et jusqu'à deux heures au-delà de quarante. Ce sont des ordres de grandeur observés sur le terrain, pas une mesure nationale.
Faut-il changer de logiciel pour automatiser la relance ?
Non. Batigest peut rester en place pour le chiffrage et la facturation : ce qui manque, c'est un système qui lit les échéances chaque jour et prépare la relance à votre place.
À partir de combien de factures la relance manuelle devient-elle intenable ?
Il n'y a pas de seuil universel. Au-dessus d'une quarantaine de factures actives, le temps passé dépasse souvent ce qu'une seule personne peut suivre sans en oublier une.
La fonction de relance est-elle la même sur toutes les versions de Batigest ?
Non. Elle dépend de la version installée et du module activé. Avant de compter dessus, vérifiez dans votre logiciel, ou auprès de votre éditeur, ce qui est réellement disponible.

